La situation climatique dans les Alpes est à un moment d’urgence absolue. 

Le GIEC (Groupe d’Experts sur le Climat) observe que les températures augmentent nettement

plus vite dans les Alpes que la moyenne globale. Du fait de la topographie et des conditions météorologiques, les pollutions atmosphériques et sonores y sont de 3 à 5 fois plus élevées qu’en plaine. 

Les régions de montagne seront donc concernées plus tôt par le changement climatique, et doivent prendre d’urgence des mesures d’adaptation en conséquence. 
Carrefour d’influence bioclimatique entre les industries de la plaine du Pô et les flux routiers du littoral azuréen, la vallée de la Roya dans les Alpes Maritimes subit déjà des taux de pollution mettant en danger tant la santé de ses habitants que celle de la végétation. 
Le problème de la sécurisation du tunnel de Tende a finalement abouti à la décision de doublement de celui-ci, avec une augmentation annoncée dans la Déclaration d’Utilité Publique de 50% du trafic actuel. 
Comme dans les autres massifs de l’arc alpin,l’impact attendu de l’augmentation du trafic aura des conséquences dramatiques. 
Il n’est pas encore trop tard pour inverser la tendance du tout routier en France et en Italie. 
A Tende, comme au Mont Blanc, au Fréjus, au col de l’Arche, d’autres solutions sont possibles. 
Nous espérons que cet appel criant sera enfin entendu et suivi d’effet par les décideurs des politiques de transport dans les Alpes, et qu’une révision des projets en cours va être entérinée à la COP 21. 

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